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Figure 6.1 : Microscopie électronique à transmission de nanoparticules de CdS synthétisées dans la phase micellaire zone I
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Figure 6.2 : Microscopie électronique à transmission de nanoparticules de CdS synthétisées dans la phase micellaire zone VII
La taille moyenne a été évaluée à partir d'une moyenne sur 500 particules: elle est de 10 nm avec une polydispersité de 17 %1. La microscopie électronique classique nous renseigne sur la taille moyenne et la projection de la forme des particules, mais elle ne nous renseigne pas sur la structure ou la forme en trois dimensions. Afin de déterminer la structure, il faut réaliser des expériences de microscopie électronique à haute résolution et effectuer la transformée de Fourier au carré de l'image obtenue. Afin de déterminer la forme en trois dimensions il faut réaliser des expériences de "tilt", en changeant l'orientation du nanocristal dans le microscope pour obtenir plusieurs images du même nanocristal suivant des angles différents. C'est ce qui va être développé dans les deux paragraphes suivants.![]()
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Figure 6.3 : Microscopie électronique à transmission de nanoparticules de CdS synthétisées à w=30 avec sur la droite l'histogramme de taille
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Figure 6.4 : Microscopie électronique à transmission à haute résolution d'une particule triangulaire (A) et power spectra (B)
Toutes les particules étudiées par cette technique présentent la même structure et sont toutes orientées, sur la grille de microscopie électronique, suivant la même direction. Sur le PS on peut de plus voir que les spots ont une forme triangulaire, cet effet est donné par le facteur de forme de la transformée de Fourier de l'image, et prouve que nos particules sont caractérisées par une surface très homogène.
Il peut être clairement vu que les images à haute résolution calculées pour les 4 structures sont très semblables, la seule différence étant la différence de contraste des atomes. Pour la structure Zinc-Blende (A) le contraste de tous les atomes est le même; lorsque l'on ajoute un défaut d'empilement (B) le contraste commence à changer et cette différence s'accentue lorsque l'on rajoute de plus en plus de défauts (C) (dans ce cas on se rapproche beaucoup de la structure Wurtzite), jusqu'à arriver à la structure de type Wurtzite (D). Ce petit effet de contraste change dramatiquement l'allure du PS: en effet pour la structure Zinc-Blende (E) il est possible de voir les trois paires de taches externes qui correspondent à une distance interréticulaire de d=2.07 Å. Ces réflexions forment des angles de 60° entre elles. Ceci est caractéristique de la diffraction par le plan (220) de la structure Zinc-Blende. Lorsque un défaut d'empilement est ajouté (F), la réflexion interne commence à être visible; cette réflexion correspond à une distance interréticulaire de d=3.58 Å, elle est caractéristique de la diffraxion par le plan (100) de la structure Wurtzite. La réflexion interne peut être vue car un défaut d'empilement dans la structure cubique face centrée est un petit domaine de structure hexagonale. Pour la structure Wurtzite avec un défaut d'empilement (G) la réflexion interne devient plus importante et, pour la structure Wurtzite, elle devient la plus importante (H). Lorsque le PS de l'image à haute résolution obtenue expérimentalement (figure 6.4) et les PS des images calculées (figure 6.6) sont comparées, il est possible de remarquer que la structure de Type Wurtzite est la plus probable.![]()
Figure 6.6 : Images à haute résolution calculées (A B C D) avec leur PS respectif (E F G H). Lire dans le texte
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Figure 6.7 : Images à haute résolution de nanoparticules de CdS tiltées de -31,6° 0° et +31,6° avec le PS sur la droite
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Figure 6.8 : Images calculées à haute résolution de nanoparticules de CdS tiltées de -31,6° 0° et +31,6° avec le PS sur la droite
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Figure 6.9 : Clichés de microscopie électronique à transmission d'une particule triangulaire tiltée suivant 5 angles (gauche), simulation d'une particule triangulaire (centre) et d'une particule pyramidale (droite)
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Figure 6.10 : Cliché de diffraction électronique moyennée circulairement afin d'avoir une meilleure homogénéité du cliché et une meilleure séparation des raies. (Cf. aussi Table 6.1)
d (Å) hkl Wurtzite hkl Zinc-Blende 3.534 100 / 3.379 002 111 2.067 110 220 1.768 200 311 1.459 / 400 1.343 210 331 1.199 300 511
Table 6.1 : Raies observées en diffraction électronique et leur correspondance pour les structures Zinc-blende et Wurtzite
On remarquera la présence de plusieurs pics bien définis, ce qui prouve que l'échantillon est très bien cristallisé. La meilleure méthode pour simuler des spectres de rayons X de nanocristaux est de calculer la fonction de Debye (eq 6.2.5). Du fait que les nanocristaux comportent un nombre d'atomes suffisamment faible (environ 5000), le calcul de la fonction de Debye est possible. En effet le calcul de la somme sur toutes les distances atomiques peut devenir vite ingérable en augmentant le nombre d'atomes. Vu que le cristal est périodique, la même distance atomique se répète plusieurs fois, et il est donc possible de diminuer le temps de calcul en regroupant les distances atomiques égales[88]. L'intensité est calculée en faisant la somme sur toutes les distances atomiques (rnm) des atomes (n,m) avec comme fonction de diffusion atomique fn,fm. Avec b=2sinJ/l, 2J l'angle de diffraction et l la longueur d'onde. Ce calcul a été réalisé pour plusieurs structures, formes et tailles différentes. Sur la figure 6.12 sont représentés 4 spectres calculés pour des nanocristaux de forme triangulaire (9nm de côté et 3.7nm de hauteur) avec des structures différentes (en partant du haut):
Il est possible de remarquer que les spectres des structures hexagonales ne correspondent pas du tout avec l'expérience. Celui qui est le plus proche de l'expérience est le cubique avec deux défauts d'empilement. Ceci est représenté sur la figure 6.13, où il est possible de voir que tous les pics se retrouvent dans le calcul sauf le premier à b=0.25 Å-1. Ce pic est attribué à des restes d'AOT cristallisé. La diffraction 200 (Cf. figure 6.12) est visible dans l'expérience comme un très large épaulement. A partir de la théorie de Warren[89], il est possible de déterminer le nombre de défauts d'empilement moyen des nanocristaux. Pour les nanocristaux triangulaires une probabilité de 25% a été trouvée. Cette probabilité est très élevée et inusuelle, elle est certainement dûe à une transformation de phase des particules pendant le séchage.![]()
Figure 6.12 : Spectres calculés avec la fonction de Debye d'une particule triangulaire pour 4 structures différentes (en partant du haut): cubique, cubique avec 2 macles (moyenne sur deux positions différentes des macles), hexagonale avec 2 macles, et hexagonale
Pour vérifier cette hypothèse, des nanocristaux après séchage on été redispersés et des clichés de microscopie électronique à haute résolution ont été réalisés (Cf. Fig 6.14).![]()
Figure 6.13 : Cliché de diffraction des rayons X de nanocristaux triangulaires comparés au calcul pour un nanocristal cubique avec deux défauts d'empilement
En Figure 6.14 A il est possible de remarquer que les particules après séchage ne sont plus bien séparées l'une de l'autre mais qu'elles apparaissent sous forme d'amas polycristallins. Les plans réticulaires au sein de l'amas ne sont pas en phase, ce qui laisse penser que l'agrégation ne s'est pas produite pendant la croissance des nanocristaux, mais pendant le séchage. Le Power spectra (Fig. 6.14 B) de la zone entourée par un cercle (Fig. 6.14 A) est caractéristique d'une particule cubique avec un défaut d'empilement (la macle est facilement visible horizontalement au milieu de la particule). En effet les réflexions (a) sont caractéristiques des réflexions 111 des deux parties de la particule. Les réflexions (b et c) sont caractéristiques des réflexions 111 d'une seule partie de la particule (b la première et c la seconde). Les réflexions (d) sont caractéristiques des réflexions 200 de la première partie de la particule uniquement. On peut donc conclure que cette particule cristallise dans le système cubique face centré du type zinc-blende et est caractérisée par une macle.![]()
Figure 6.14 : Microscopie électronique à transmission d'un amas de nanocristaux après séchage (A) et power spectra (B) du cercle de la partie (A)
Le seuil d'absorption se déplace vers le rouge lorsque le w augmente, ce qui signifie donc que la taille des particules augmente avec le w. On remarque aussi que le pic excitonique est de moins en moins défini lorsque le w augmente, ceci signifie que, qualitativement, la polydispersité augmente. Ce phénomène peut être facilement visualisé sur la figure 6.16.
Le spectre des particules synthétisées à w=2.5 est celui caractérisé par un pic excitonique beaucoup mieux défini que celui du w=4.
on remarque bien que la largeur de bande interdite diminue avec le w, il faut remarquer aussi que au delà de w=30 la valeur reste constante.
w Eg (eV) 1.5 2.67 2.5 2.62 4 2.60 30 2.48 36 2.49 40 2.49
Table 6.2 : Largeur de bande interdite de nanocristaux de CdS en fonction du w
Dans le tableau 6.3 on déduit la taille de nos nanoparticules (en les supposant sphériques) avec cette théorie.![]()
Figure 6.17 : Calcul de la largeur de bande interdite en fonction de la taille des nanoparticules sphériques de CdS. Les cercles correspondent aux largeurs de bande interdite mesurées sur les spectres expérimentaux (Cf. Table 6.3)
La taille déduite avec la théorie de Nosaka est en très bon accord avec les tailles mesurées à partir des clichés de microscopie électronique à transmission pour les petites particules sphériques (w=1,5 ; w=2,5 ; w=4). Par contre elle sont en total désaccord dès que la forme des particules n'est plus sphérique, on trouve en effet une dimension très inférieure à celle obtenue par microscopie électronique à transmission; ceci n'est pas surprenant car la théorie utilisée n'est valable que pour des particules sphériques.
w Eg (eV) Diamètre (nm) 1.5 2.67 3.50 2.5 2.62 3.84 4 2.60 4.02 30 2.48 6.02 36 2.49 5.75 40 2.49 5.75
Table 6.3 : Calculs du diamètre des nanoparticules avec la théorie de Nosaka
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Figure 6.18 : Spectre d'absorption optique de nanoparticules triangulaires de CdS synthétisées à w30 (haut) La flèche indique la position de la largeur de bande interdite. Comparaison de la largeur de bande interdite avec la théorie de Nosaka (bas)
Le fait que l'on n'observe pas de recombinaison directe de l'exciton (même à basse température) est sûrement dû à nos conditions expérimentales. Nous travaillons en effet en très large excès de soufre, ce qui est connu pour créer des états de piège à la surface qui provoquent une extinction de la fluorescence de l'exciton en piègeant les porteurs de charge.![]()
Figure 6.19 : Spectres de fluorescence (droite) et excitation de fluorescence (gauche) de nanoparticules de CdS synthétisées à w=30. Spectres réalisés à 77K, longueur d'onde d'excitation (fluorescence): l=450 nm et longueur d'onde d'émission (excitation de fluorescence) l=670 nm
Le vieillissement observé pour les particules synthétisées dans la phase I est attribué à un vieillissement de type Oswald: les particules en solution micellaire, lors des chocs entre micelles, se rencontrent et grossissent. Les plus petites particules disparaissent au profit des plus grandes.
W Eg t=0 Eg t=48h 1.5 2.74 2.67 2.5 2.69 2.62 4 2.67 2.60 30 2.485 2.48 36 2.49 2.49 40 2.49 2.49
Table 6.4 : Largeurs de bande interdite en fonction du temps de vieillissement
Les particules ont été étudiées par microscopie électronique (Figure 6.22). On remarque que après 1h00 de réaction seulement, apparaissent de grosses particules: peu nombreuses, le reste étant composé surtout de petites particules d'approximativement 3-4 nm de diamètre.![]()
Figure 6.21 : Spectres d'absorption optique de nanoparticules synthétisées à W36 et pour des temps de réaction allant de 1h à 1h50
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Figure 6.22 : Microscopie électronique de nanoparticules synthétisées à w 36 et pour des temps de réaction allant de 1h à 1h30