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Figure 2.1 : Diagramme de Bandes d'un semi-conducteur à transition directe de structure Zinc Blende autour du point G (centre de la première zone de Brillouin).
Il y a plusieurs méthodes de calcul pour accéder aux niveaux électroniques d'un agrégat de semi-conducteurs: je les présente dans la section suivante.![]()
Figure 2.2 : Schéma récapitulatif de la discrétisation des niveaux lorsque la taille du semi-conducteur diminue. Les points indiquent les états quantiques accessibles.
| Ex=Eg+ |
|
æ ç ç è |
|
+ |
|
ö ÷ ÷ ø |
(2.1) |
| Ex=Eg+ |
|
æ ç ç è |
|
+ |
|
ö ÷ ÷ ø |
- |
|
-0.248ERy (2.2) |
| H=- |
|
Ñ2+Vp(r) (2.4) |
On remarque qu'il y a une différence très importante entre les deux modèles, celui du puits de potentiel infini surévalue le band gap surtout pour les petites particules; alors que en prenant un puits de potentiel fini il y a un très bon accord avec l'expérience[28].
Ces deux composes sont caractérisés par une largeur de bande interdite qui diminue pour les faibles concentrations (<10%) et qui augmente ensuite. Ce type de comportement anormal a été observé aussi pour les nanoparticules de CdMnS étudiées au laboratoire. Ce type de comportement est de plus en plus marqué lorsque la taille du matériau diminue[12]. Ce phénomène n'est pas encore bien compris, mais pourrait être relié aux interactions d'échange sp-d entre les électrons de bande et les moments magnétiques portés par les ions manganèse[35].![]()
Figure 2.4 : Variation de l'énergie de la bande interdite en fonction de la concentration du manganèse dans le CdMnS à 114 K et 298 K [34]
Ces transitions sont observables en absorption lorsque la concentration en manganèse est très importante, mais le plus souvent on n'observe que la transition la plus probable (4T1 -> 6S) par spectroscopie de fluorescence[13]. L'énergie de cette transition est de 2.1 eV inférieure donc à celle de la bande interdite qui est de 2.42 eV dans le CdS à l'état massif.![]()
Figure 2.5 : Diagramme de Tanabe et Sugano[37] en symétrie octaédrique, en symétrie tétraédrique on s'attend à un diagramme similaire. Dq étant le paramètre de champ cristallin et B le paramètre de Racah.
| Hex=- |
|
Jd-d(Rj-Ri)Si*Sj (2.5) |
Dans le cas de semi-conducteurs magnétiques, on peut négliger la contribution du splitting induit par les porteurs de charge (électrons et trous), en effet ce splitting est de l'ordre de 0.2 meV pour le CdMnS.![]()
Figure 2.7 : Splitting Zeeman des deux plus importantes composantes s pour du CdMnTe en fonction du champ magnétique. Les différentes courbes correspondent à des concentrations en manganèse différentes en pourcentage. Depuis J. A. Gaj et al.[39]
Sur la figure 2.8 sont présentés les clichés de microscopie électronique à transmission pour des nanoparticules synthétisées a W = 40 selon la méthode I et II. On peut remarquer sur les histogrammes que la taille évolue de 3.2 à 4 nm pendant les 48 heures de vieillissement.
W 2.5 5 10 20 30 40 D(Å) micelles 7.5 15 30 60 90 120 D(Å) part. méthode I 15 19 27 29 30 32 D(Å) part. méthode II 40
Table 2.1 : Comparaison entre la taille des micelles inverses et les particules pour différents W (Cf. Chap. 3.3)
L'effet quantique de taille a pour effet d'augmenter la largeur de bande interdite dans les semi-conducteurs nanométriques (Cf Chapitre 2.1.2), la même chose se produit aussi pour les semi-conducteurs semimagnétiques. On peut en effet observer que le seuil d'absorption se déplace vers le bleu lorsque la taille des nanoparticules diminue (Fig 2.9).![]()
Figure 2.8 : Effet de taille induit par le vieillissement sur des nanoparticules synthétisées à W=40 et extraites suivant la méthode I et II
Les valeurs de la largeur de bande interdite calculées par la méthode de Wang[40] (Cf. Chap. 6.3.1 sont similaires à celles des nanoparticules de CdS (Chap 6.3.1) de même taille[17], mais restent légèrement inférieures à celles-ci. Lorsque l'on fixe la taille (par exemple à 3.2 nm, figure 2.10) et que l'on augmente la composition en manganèse, le seuil d'absorption se déplace. Il commence par diminuer jusqu'à y=0.1 et il réaugmente par la suite (Figure 2.11). Cet effet ne peut pas être expliqué par un effet d'alliage: il a été attribué à l'augmentation des interactions entre les électrons de bandes et les électrons d du manganèse. Ce phénomène n'avait jamais été mis en évidence pour des nanomatériaux et il se révèle très important dans la suite pour l'étude des propriétés magnéto-optiques de ce matériau.![]()
Figure 2.9 : Absorption optique de nanocristaux de CdMnS en fonction de la taille pour une concentration en manganèse de 10% [12]
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Figure 2.10 : Absorption optique de nanocristaux de CdMnS de 3.2 nm en fonction de la concentration en manganèse [12]
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Figure 2.11 : Variation de la largeur de bande interdite en fonction de la concentration en manganèse [12]
| ai= |
|
(i=x,y,z) (2.7) |
On remarque que lorsque la constante diélectrique du milieu environnant augmente (matrice vitreuse, alcanes etc.), la condition de résonance est déplacée vers de faibles énergies car la constante diélectrique de ces milieux est plus élevée que celle du vide.![]()
Figure 2.12 : Fonction diélectrique effective de nanocristaux d'argent calculée par le modèle de Drude (Annexe D). e1 partie réelle et e2 partie imaginaire. La condition de résonance de plasmon pour des nanocristaux dans un milieu de constante diélectrique (1;0) (i.e. vide) est indiquée par la flèche.
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Figure 2.13 : Spectres de réflectivité d'un film granulaire d'argent de 2nm d'épaisseur sur du MgO. En polarisation p à 45°. Expérience (points) et Calcul (ligne continue) d'après Simonsen[50]